Bien-être

Un regard sur le burn-out

By août 13, 2020 No Comments
burn-out

Aujourd’hui, on entend le terme “burn-out” un peu partout. Vous avez des personnes qui sont au bord du burn-out, des médecins généralistes qui diagnostiquent le burn-out et d’autres qui le suspectent. Il y a des travailleurs qui sont épuisés à la maison, des personnes réintégrées qui reprennent le travail après un burn-out, des âmes anxieuses qui ne veulent surtout pas se retrouver en burn-out, des durs à cuire qui n’auront pas de burn-out (“c’est pas pour les chattes ?”) et des fashionistas qui se vantent de leur mini-burn-out qui les a obligées à rester sur le canapé pendant trois semaines… Juste pour dire que le terme “burn-out” est si courant qu’il pourrait nous sortir par les oreilles. Sans savoir exactement de quoi il s’agit. Venez ici avec cette forêt et ces arbres – dans cet article, nous allons chercher la clarté ! “Burn-out”, qu’est-ce que c’est?

Examinons les faits avant de nous aventurer dans une définition de l’épuisement professionnel. Premier fait : le burn-out n’est pas un phénomène de mode du XXIe siècle. Les symptômes de l’épuisement professionnel sont déjà apparus au XIXe siècle lorsque le neurologue américain George Miller Beard a défini le terme “neurasthénie” comme un terme collectif désignant des plaintes mal comprises qui conduisent à la conclusion que le système nerveux d’une personne est trop faible pour ce qu’elle ressent. Ce n’est pas une coïncidence si ce terme a vu le jour au moment de la révolution industrielle : le changement pose de nombreux défis au système nerveux… Autre fait : la science s’appuie encore aujourd’hui sur les outils développés par Christina Maslach en 1976 pour établir un diagnostic fondé de l’épuisement professionnel. Bien sûr, vous pouvez vous demander si cet outil est encore pertinent. Notre réalité n’a-t-elle pas radicalement changé entre-temps ?

Enfin, le burnout n’a pas seulement un impact mental et social, il entraîne également de nombreux défis physiques. En raison d’un épuisement complet du système, l’être humain brûlé devient littéralement complètement épuisé, ce qui se traduit par la perte des fonctions synaptiques. Bien sûr, la perte ne semble jamais bonne, mais que sont donc les fonctions synaptiques ? Les synapses sont les endroits où la transmission des signaux électroniques a lieu entre les différentes cellules du cerveau. Moins de synapses signifie moins de matière grise, donc votre cerveau devient physiquement plus petit quand vous souffrez d’épuisement professionnel…

Une définition de burn-out

Un burnout n’est donc pas un sujet de plaisanterie, mais qu’est-ce que c’est ? L’équipe de la KU Leuven qui a développé la MTD a enregistré cinq symptômes de base pour définir l’épuisement professionnel :

  • Épuisement physique et psychologique ;
  • Perte de contrôle cognitif ;
  • Perte de contrôle émotionnel ;
  • La distance mentale ;
  • L’humeur est morose.

Les causes du burn-out

Les causes peuvent être trouvées dans de nombreux domaines. Nous pouvons regarder à l’extérieur (environnement de travail, réseau social, …) aussi bien qu’à l’intérieur (perfectionnisme, communicateur subalterne, …). Le docteur Paul Koeck écrit que le burn-out se produit lorsque vous ne réagissez pas bien à une situation qui vous cause beaucoup de stress. Luk Dewulf, spécialiste des talents, voit l’épuisement professionnel principalement comme le résultat de problèmes relationnels. En pensant à Carole Dweck, on entend parfois parler de “l’état d’esprit fixe” comme d’un coupable possible et n’oublions certainement pas l’impact du contexte et du moment.

Ce que vous voyez toujours dans le burn-out est la cause : plus la durée de la “pression” est longue (peu importe qui ou quoi la cause), plus le risque de burn-out est grand. Aveuglés par nos petits signaux de stress, les gens ont souvent l’impression de s’épuiser du jour au lendemain, mais ce n’est pas vrai.

Malheureusement, le détecteur de fumée d’un burn-out, le brown-out, est encore bien trop peu connu et tant que cette phase passera inaperçue, le burn-out continuera à se faufiler comme un voleur dans la nuit.